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Il a habillé les mondaines et les reines en exil, marié les princesses de sang ou celles du glamour, et partagé avec elles les mêmes valeurs depuis quarante-cinq ans : le bon goût, une vie dorée, lourlet juste. Dimanche dernier, Valentino pendant ses essayages, sexclamait devant le mannequin : « Che bella ! » Cest-à-dire ? Une règle immuable, un devoir, un privilège : « Rendre les femmes belles, les respecter. » La semaine dernière, son personnel certains cumulent trente-cinq ans de maison lui a dit au revoir dans ses ateliers de Rome. Cest là que, en juillet dernier, il a fait ses adieux avec panache et à sa manière : fastueuse. Paris lui décerne aujourdhui la médaille de la Ville et lui consacrera, au Musée des Arts décoratifs, une rétrospective du 17 juin au 21 septembre. Hier, salle des grands soirs au Musée Rodin. Le chéri de ces dames tirait sa révérence. « Jespère que mes fans me regretteront. Dans ce monde difficile, jai essayé dapporter un peu de beauté. » Aux premiers rangs, Emanuel Ungaro, Alber Elbaz, Miuccia Prada, Claudia Schiffer, Marie-Chantal de Grèce étaient venus lapplaudir. Alessandra Facchinetti, présente également, lui succédera et dévoilera dès le mois de février son premier prêt-à-porter pour la griffe. Tailleurs couleur sorbet, origami piqué de strass, broderies au fil dor, tulle perlé figuraient à linventaire Valentino. Au final, le couturier sort triomphant, encadré de trente mannequins tout de rouge vêtus. Standing ovation. Ciao maestro.

Simply amazing collection