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Les ravisantes petites filles préferent sortir avec de vieux cinquantaire, est ce la phédophilie ou la folie?

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Elle n’y va pas par quatre chemins. « Oui j’ai mon député et j’en suis fière. Il est très gentil et m’offre des cadeaux. Il n’est pas jaloux comme les autres et il me respecte. Qu’est-ce qui m’empêcherait de sortir avec lui ? », martèle la ravissante Gisèle, une jeune fille aux formes ondulantes, un tantinet provocatrice. A priori rien à redire à cette « idylle ». Sauf qu’en dépit de ce qu’elle affirme, Gisèle doit avoir, à tout casser, 17 ans tandis que le « député » (terme qui désigne un homme de 50 ans environ) a la cinquantaine bien tassée.

Dans le parler brazzavillois et kinois, Gisèle est ce qu’on appelle une « fioti fioti ». L’expression a été lancée par le célèbre musicien du Congo-Kinshasa, Papa Wemba, pour qualifier ses jeunes danseuses.

A l’origine, Fioti-Fioti, qui signifie petit en lingala, désignait une gamine, plutôt fine et élancée, qui savait bien danser. Puis le terme a fini par caractériser toute jeune fille qui « sort » avec un homme qui a dépassé la cinquantaine. Moyennant quelques petits « cadeaux », il s’entend !

Un glissement de sens qui traduit une évolution des mœurs. Car la « fioti-fioti » n’est ni une prostituée, ni un « deuxième bureau », une expression qui renvoie à une autre femme, qu’un homme marié n’a pas épousée, mais qui a quasiment le statut d’épouse. La « fioti-fioti », elle, est généralement une collégienne, donc bien souvent une mineure. On la dit plutôt vénale. « Elle découvre les petits plaisirs de la vie, veut consommer comme les jeunes Occidentaux. Elle est attirée par l’argent facile. Chez les ados, c’est le paraître qui compte. Les filles « se tracassent » pour suivre la mode. », explique Christian. Un avis partagé par Angèle, une pharmacienne d’une cinquantaine d’années, qui s’indigne : « Les petites veulent ce que les grandes peuvent s’offrir. Il n’y a plus de respect et de différences entre les âges aujourd’hui ». Des remarques qui font plutôt sourire Gisèle. « Ils peuvent dire ce qu’ils veulent. Bien sûr que j’aime l’argent et les belles choses. Mais je leur pose la question. Qui dans ce pays n’est pas attiré par les belles choses et l’argent facile ? ».

La fioti-fioti ne serait pas trop exigeante sur le plan financier. Elle se contenterait d’une fringue, d’un parfum, d’un sac, de quelques billets de banque -10 000 ou 30 000 CFA. Mais le top du top, c’est le portable. L’arme avec laquelle le monsieur pourra la conquérir en un clin d’oeil. Un détail qui n’a pas échappé aux opérateurs de téléphonie mobile. Dans les spots publicitaires, on voit en effet un homme offrir un portable à une jeune fille.

Pour Monsieur, souvent un haut cadre, voire plus, la « petite » est donc une aubaine. Plus « classe » que la prostituée et moins onéreuse que le deuxième bureau. Véritable institution il y a encore quelques années, celui-ci coûte trop cher aujourd’hui. La guerre est passée par là et les temps sont durs. « Le deuxième bureau, c’est une charge, car la maîtresse a les mêmes droits que l’épouse légitime. Il faut lui construire une maison ou payer le loyer, assurer son quotidien et celui des enfants qu’on a eus avec elle, régler les factures et tout le reste. Et puis, il y a les inévitables jalousies qu’il faut gérer. C’est fatigant et compliqué ! », précise, en riant, Alain.

Outre son côté économique, la fioti-fioti a un autre avantage. Et c’est peut-être cela qui dérange le plus. Car avec elle, c’est le plaisir garanti ! Vu son jeune âge, elle a pour elle sa jeunesse, sa fraîcheur et son énergie. Autant de choses que « Monsieur ne peut plus trouver chez la « maman » trop fatiguée, et qui lui font oublier les tracasseries du boulot et de la maison », rapporte Alain. « Ce sont de vraies bombes sexuelles, qui peuvent te transporter au septième ciel en un clin d’oeil ! Jusqu’à t’éreinter ! », affirme ce jeune mâle, visiblement envieux des talents de celles qu’on surnomme parfois « crèmes au chocolat ». Allusion à des caresses que ces demoiselles feraient pour amener ces messieurs à « perdre les pédales ». Fantasmes ou confidences entendues, au hasard d’une conversation entre « papas » ? En tout cas, les cadets commentent allègrement le phénomène. Ils sont souvent les seuls à en parler. Car, à quelques exceptions près, les fioti-fioti restent plutôt muettes sur le sujet. Tous comme leurs « protecteurs ». Sauf Gisèle, fière de son pouvoir sur les hommes, qui se vante de « pouvoir faire pleurer mon député quand il est dans mes mains ».

Elles préfèrent les hommes plus âgés

C’est moins l’extrême jeunesse des filles que la quête du plaisir que sous-entend ce type de relation, qui perturbe le plus les épouses, pourtant habituées au phénomène du deuxième bureau. En tout cas, amères et scandalisées, elles avalent difficilement la pilule, regrettant presque le temps où leurs infidèles époux fréquentaient des femmes mûres. Et de dénoncer le manque de pudeur et de respect qui, selon elles, caractérisent ces demoiselles. « Même si je suis avec mon mari, la petite le regarde effrontément dans les yeux. Elle fait tout pour se faire remarquer de lui. Autrefois, un jeune baissait toujours les yeux, devant un aîné et une jeune fille était fière de sortir avec un garçon de son âge. Aujourd’hui, les filles s’en moquent totalement. Elles préfèrent les hommes plus âgés », gémit Fabienne.

Au-delà de ce renversement de valeurs, c’est le côté sexuel affiché du phénomène, qui dérange ces dames. Car, à les entendre, la fioti-fioti serait prête à satisfaire tous les vices de leurs pervers de maris, voire inciterait ces derniers à plonger dans les « affres du plaisir malsain ». Ah le démon de midi ! Du coup, tout ce que ces messieurs voient à la télévision, mais qu’ils ne pourraient pas ou n’oseraient pas faire avec leurs épouses, c’est avec ces jeunettes qu’ils s’y risqueraient. Classique !

Une vraie remise en question pour les épouses. Du coup, certaines d’entre elles s’interrogent. Comment faire pour ranimer la flamme, sans tomber dans ce qu’elles appellent la perversion sexuelle ? « Nous n’avons pas de lieux d’écoute pour parler de ces questions de sexualité. Peut-être les films érotiques pourraient-ils nous aider à réactiver la relation sexuelle », confie Fabienne, un peu gênée. Une telle interrogation interpelle. Car oser parler de sexe au Congo, c’est plutôt une révolution !

Des femmes n’hésitent pas à parler de pédophilie. « Il faut arrêter de se voiler la face. Il faut appeler un chat, un chat. C’est de la pédophilie. En Occident, celle-ci est passible du pénal. Ici, non. C’est inadmissible. Il faudra bien un jour qu’on sanctionne ces pratiques ». Un avis pas tout à fait partagé par Pierre. Selon lui, ces jeunes filles seraient des victimes consentantes, qui provoqueraient la rencontre. En tout cas, provocation ou pas, elles ont le terrain libre. Car si jadis la loi Portela protégeait les mineurs, ce n’est plus le cas aujourd’hui. « Autrefois, on ne pouvait pas voir des enfants dans des buvettes, des boîtes de nuit ou des hôtels. Et surtout pas la nuit. Il y avait une brigade de gendarmes qui surveillait les lieux publics. Aujourd’hui, c’est la liberté absolue », se plaint une dame.

Même si la crainte du gendarme est écartée, tout est fait néanmoins pour assurer le maximum de discrétion à ces rencontres. Le portable facilite, voire encourage les choses. Un simple coup de fil, et les deux complices se retrouvent discrètement à l’heure dite et au lieu indiqué. Pour brouiller les pistes, Monsieur ira même jusqu’à laisser sa voiture à quelques mètres de l’hôtel et finir son trajet à pied. Pour abriter ces « liaisons dangereuses », les hôtels se sont multipliés comme de petits pains dans la capitale. On en trouve parfois deux ou trois dans la même rue. Ils vivraient d’ailleurs en grande partie de cette clientèle. Quelques billets pour acheter le silence du tenancier et le tour est joué ! Le couple se séparera une ou deux heures plus tard. Tout aussi discrètement qu’il est venu. Tandis que la miss regagnera la demeure familiale, Monsieur rejoindra tranquillement le domicile conjugal. Pas vu, pas pris !

La drague exige tout autant de retenue. Pas question d’aller dans les boîtes ou les cafés de la place pour aller cueillir la liane ! Prudence ! Les premières rencontres ont souvent lieu dans le quartier. « Ces hommes ont l’œil sur les jeunes filles de leur voisinage. Ils font preuve de patience, observent leurs habitudes et attendent le moment où ils pourront les croiser et leur parler. Les premières questions sont anodines. Certains ont leurs rabatteurs, qui vont repérer les petites et servent de messagers », explique Christian.

Impossible donc d’afficher la relation. Pas à cause de son côté « illégal ». La polygamie n’est-elle pas un fait de société au Congo ? Ni parce que ce type de rapport traduit un attrait certain pour le plaisir. Non, ce qui amène les amants à se cacher, c’est essentiellement la différence d’âge. Difficile pour le monsieur de s’afficher avec la jeunette et d’affronter le regard désapprobateur de la société. Et pour cause. « La plupart de ces gamines pourraient être leurs filles. Où va-t-on ? Notre société a perdu ses valeurs et ses repères ! », s’indigne cette dame.

Pour les nymphettes, c’est moins clair. Elles n’ont pas le même tabou sur l’âge. Certaines, comme Gisèle, s’arrangent d’ailleurs pour s’exhiber avec leur « député ou leur « sénateur » (un homme de 55 ans et plus), surtout si ce dernier est socialement très important. Toutefois, il faut jouer finement, pour éviter les railleries des copains et les foudres des parents. Ce qui est sûr, c’est qu’une fois élue, la belle ne lâchera pas sa proie. Gare aux copines qui viendraient marcher sur ses plates-bandes ! La fréquentation du Monsieur ne l’empêche pas pour autant d’avoir un galant qui peut profiter à l’occasion des « cadeaux » !

D’aucuns mettent la montée de ce phénomène sur le compte des mutations socio-économiques. « Les filles ont des relations sexuelles de plus en plus tôt. Cela a été accentué avec la vie moderne. Pour satisfaire les besoins matériels que leurs familles ne peuvent combler, elles n’hésitent pas à faire usage de leurs charmes. Et comme les critères des hommes semblent avoir changé, plus elles sont jeunes, plus elles ont de chances ! Pour ceux qui veulent goûter à toutes les sauces, c’est une époque formidable ! », plaisante Alain.

« Leur manière de s’habiller heurte notre morale, nos traditions. Mais on ne peut rien leur dire, au risque de se faire taxer de puritaine ».

Force est de reconnaître que le temps des dames aux courbes pleines est révolu. Pour leurs ébats, les quinquagénaires préfèrent les lianes effilées. Il est vrai que revêtues d’un jean moulant taille basse et d’un tee-shirt court, nombril à l’air, celles-ci leur donnent de bonnes raisons de perdre la tête. Une tenue vestimentaire qui scandalise cette dame : « il n’y a plus de respect et de pudeur. Nos filles sont de plus en plus dénudées. Leur manière de s’habiller heurte notre morale, nos traditions. Mais on ne peut rien leur dire, au risque de se faire taxer de puritaine ».

Une évolution à laquelle les médias ne seraient pas étrangers. « Les anciennes générations avaient encore la culture du village. Quand ils arrivaient en ville, ils la conservaient. Mais les jeunes sont nées avec la télévision. Ils vivent dans une autre culture. Nos enfants regardent les séries télévisées qui viennent d’Europe ou d’Amérique. Dans les cybercafés, ils consultent des sites pornos. C’est ça leurs modèles », se lamente ce Monsieur. Ainsi, en faisant son entrée au Congo, via le satellite, le « sexy », sinon le « porno » aurait perverti les chérubins. Le phénomène est mondial. Reste à savoiraussi ce qui a transformé les quinquagénaires en accrocs du « fioti-fioti ». ? Sûrement la même télévision !

Paradoxe ! Alors qu’il fait couler beaucoup d’encre, faisant fantasmer les uns ou indignant les autres, le phénomène fioti-fioti reste une pratique cachée, mal assumée par ses acteurs mâles notamment. En tout cas, à cause ou grâce à lui, on n’a jamais autant parlé de sexualité au pays.

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10 Responses
    • trop long, pas envie de lire

    • A 17 ans, faut pas abusé, c’est une femme, pas un gosse !

    • j’ai lu le premier paragraphe … pour le peut que j’ai lu je trouve que elle fait se quel veut mais elle n’est pas majeur donc …

    • En bref il s’agit de prostitution de filles mineures…. et on en parle comme si de rien n’était !

    • l’amour n’a pas d’âge dit le dicton moi je rajoute surtout pour l’argent

    • Pour bien lire un livre, il valait mieux mettre ton lien.

      Merci pour la questio et houps pour 2.

    • Tu cherches à faire quoi là? écris dans un journal si tu veux car ici, c’est des questions qu’on pose !!!!!!!!

    • elle recherche peut être un homme qui pourrait être leur père ou quelqu’un qui pourrait être un confident quoi! et tu sais c’est long tt ton bla bla lol

    • Salut
      Je pense que si elles décident de sortir avec des vieux de 50 ans c’est pour des raisons d’argent et de libido pervertionnelle. C’est de la folie je crois.

    • A 50 ans le Sexe c’est top

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