Sponsored Links
L’affaire du »Watergate »en 1974 qui aboutit par la démission d’un Président serait-elle encore possible en 2010?
Sachant que Bernstein et Woodward malgré toutes les pressions eurent le total soutien de la Direction de leur journal le Washington Post, et principalement de son actionnaire principal Katherine Meyer Graham.
Eric VII … je m’en fiche de Mitterrand, ce n’est pas ce que je demande….. pour l’instant, ni vous ni moi ne sommes en mesure de connaitre les raisons exactes de l’affaire du Rainbow-Warrior, ou la République Française est allée commettre un acte de terrorisme dans un pays souverain…… ce qui m’intéresse ce sont les implications actuelles de la presse et des médias avec les Pouvoirs en place actuellement ….
Eric VII …. LOL ! mais chacun sait qu’en France les Présidents du Conseil à l’époque ou autres Présidents de la République ne démissionnent jamais….. le Président en exercice pendant la guerre d’Algérie a-t-il démissionné quand la France commit le première acte de piraterie aérienne en détournant l’avion de M. Ben Bella, le leader principal du FLN ? Le Général De Gaulle a-t-il démissionné quand il y a eu l’affaire Ben Barka, leader du Tiers-Monde enlevé et assassiné sur le territoire français ? ….. VGE a-t-il démissionné après l’affaire des diamants montée de toutes pièces par son ennemi intime J. Chirac ? …… ici personne ne démissionne, on est au-dessus de ça ….. Et pour en revenir à l’affaire du Rainbow-Warrior, je n’en connais pas tous les éléments, sauf les principaux, et le rôle de la DGSE de l’époque est plutot opaque comme les luttes de pouvoir à cette époque parmi l’Armée et les services de renseignements…. donc je ne m’avancerais pas à porter des accusations.
Eric VII….. Procureur Starr, sortez de ce corps ! et une gâterie dans le bureau ovale n’a jamais mise en danger la sécurité des Etats-Unis !! mdr ! ….. désolée, j’adore Bill Clinton ….. !!
Dita …. heureuse de constater que tu es un lecteur assidu de mes questions futiles et que tu les collectionnes ….. merci !
Monsieur IBRAHIMI…. Welcome ! et j’aime bien ce que vous avez écrit, et merci de nous avoir rafraichi la mémoire sur ces évènements, mais c’est vrai que les investigations de Bernstein et de Woodward ne se sont pas effectuées n’importe comment…. et qu’ils ont eu la chance que Nixon soit impopulaire et à son second mandat…..
Dans la même rubrique:
Termes de recherche:
- l'affaire du watergate résumé
- qui démissione à cause de l'affaire dite"de watergate
- scandale du watergate résumé
- résumer de lafaire du watergate
- démission du président de la république 1974
- EXPOSÉE SUR L'AFFAIRE WATERGATE
- watergate scandale résumé
- les juges qui démissionnent eva joly
- exposé sur le watergate
- résumé affaire watergate

Demande donc à Murdoch …
Mitterrand n’a meme pas eu à démissionner alors qu’il était responsable d’un acte terroriste et de la mort d’un homme (rainbow warrior)
EDIT…Désolé de vous le dire, mais c’Est au contraire fort judicieux. Si quelques années plus tard un Président en exercice peut effectivement rester au pouvoir après un acte de cette nature sans que la presse se déchaine contre ui, il est évident que rien ne peut le faire démissionner. Ne me faites pas croire tout de même que vous en êtes à ce niveau… Et au lieu de réagir..réfléchissez..lOL!
Edit..Des ministres démissionnent, en écopant pour leur pourri de président..comme..Hernu par exemple…
Pour les USA..Clinton a-t-il démissionné alors qu’il se faisait faire des gâteries dans le bureau ovale en négociant l’envoi de troupes à l’étranger?
Grâce à internet, disons plutôt internet tel qu’il est aujourd’hui (relativement libre, moins soumis à la pression des actionnaires et des rentrées publicitaires), je dirais OUI.
Je trouve que l’affaire de l’EPAD (nomination du fiston) est assez symptomatique. L’info a fait le tour des sites (a fait un buzz comme ils disent les djeuns), a été martelée sur des sites d’infos (mediapart, rue89, le post…) et a fini par sortir 1 semaine à 10 jours plus tard dans la presse classique, 2-3 semaines plus tard aux JT de 20h de la TV.
Et c’est à ce moment là que papa a fait retour arrière pour son fiston.
Encore ?????!!!!!!
Tu vas la poser tous les ans ta question ???
J’ai un bureau ovale, si tu sais pas quoi faire… et pendant ce temps tu ne diras pas de conneries.
Non, car aujourd’hui, un journaliste qui publierait un scoop en ayant bénéficié d’écoutes illégales se verrait récompensé du prix Pulitzer.
Autres temps, autres moeurs.
J’espère… Tout en sachant que je serai déçue, à moins d’un sursaut salutaire de la population.; Pourquoi pas ?
..
Dans l’affaire du Watergate, il y avait deux volets.
1- La démission de Nixon:
Ce n’est pas à cause du scandale des « plombiers » du Watergate lui-même que Nixon avait été poussé à la démission au risque d’être jugé et incarcéré, mais c’était à cause du parjure dont il s’était rendu coupable. Contrairement au reste du monde où le parjure des dirigeants est pratique courante et a peu de conséquence judiciaire, la Justice n’étant pas tout à fait indépendante du Pouvoir exécutif, ne serait-ce que pour une question de carriérisme, le parjure aux USA est un acte très grave aussi bien pour les gouvernants que pour les gouvernés.
Pour une affaire somme toute banale bien que pittoresque, Clinton a lui aussi risqué l’impeachment à cause d’un début de mensonge (sous serment) à la Justice.
L’impeachment de Nixon a surtout fait découvrir au monde le pouvoir et l’indépendance de la Justice américaine ainsi que la puissance du Sénat.
2- Pour l’affaire elle-même que Nixon avait sous-estimée au départ (il avait fait pire avant, voir l’affaire du psychiatre et autres coups tordus), le jeune stagiaire Woodward avait pris beaucoup de risques, les services secrets étant impliqués. Il aurait pu être assassiné, ce qui arrive souvent pour des cas similaires quand on abat trop tôt ses cartes avant d’avoir l’Opinion mise au courant de l’enquête journalistique en cours. Ainsi, à titre d’exemple, le responsable de WikiLeaks, qui a diffusé une vidéo classifiée de l’armée américaine montrant en direct des assassinats commis par l’armée et se sachant depuis longtemps dans la ligne de mire de plusieurs agences de renseignements, ce jeune responsable a fait relayer sur Twitter le message suivant: « S’il nous arrive quoi que ce soit, vous savez pourquoi : c’est le film du 5 avril. Et vous connaissez les responsables. » Cela lui offre un minimum de protection, bien qu’avec les agences de renseignements on ne sait jamais. En matière de coups tordus, ils sont passés maîtres.
D’autre part, jamais Meyer Graham n’aurait suivi si elle n’avait pas d’abord assuré ses arrières et été sûre de gagner toute bataille qui se déclencherait. Cette dame n’est pas n’importe qui et ne s’engage pas à la légère. Elle est chef d’entreprise et pas « justicière ».
La question est: 1974 et la divulgation du Watergate serait-ils encore possible en 2010.
Aux USA, oui et non. Tout comme en 1974.
Le Watergate journalistique n’a été possible que parce que Nixon et son Administration n’avaient plus de crédibilité. En 2005, Bush n’a commencé à être attaqué qu’une fois qu’il a perdu de sa puissance et de sa crédibilité. Personne n’aurait osé attaquer Nixon lors de son premier mandat, il passerait pour traître pro-communiste ou mettant en danger les boys engagés au Vietnam. Il en fut de même lors du premier mandat de Bush. Personne n’avait osé le contredire.
La presse américaine s’autocensure en fonction des attentes de la majorité des lecteurs et des publicistes. La presse américaine est d’abord une affaire commerciale.
Les Américains de toute ethnie, de toute confession sont très nationalistes, se considérant en droit de diriger le monde. On ne peut attaquer leurs dirigeants que s’ils considèrent que ces dirigeants mettent leur sécurité ou leur bien-être en danger. Les journalistes en tiennent compte. D’autre part, depuis toujours, ces journalistes ne se frottent jamais aux Pouvoirs quand la majorité de la population juge que ces Pouvoirs agissent » à bon escient » pour la sécurité de la Nation. Les Américains n’ont aucun complexe vis-à -vis du mal qu’ils peuvent faire subir au reste du monde, ils le croient nécessaire au nom des valeurs de « liberté » dont ils pensent sincèrement être porteurs quand leurs Gouvernants mènent une guerre. La façon dont la France et l’Allemagne avaient été dénigrées, insultées en 2001/2002 est très révélatrice à ce propos. Et la presse suit.
Mais au premier faux pas, aux premières déconvenues du Pouvoir, la presse se déchaîne, change de fusil d’épaule, se dédit même.
Depuis 2001, Bob Woodward avait ses entrées à la Maison blanche, rencontrait souvent Bush, était au courant d’une multitude de secrets, savait, parce qu’il en était témoin direct, que Bush n’avait pas toute sa raison. Il n’avait rien publié jusqu’en 2005. C’était pour ne pas brûler ses cartouches, dit-il.
Mais une chose est sûr en journalisme. Un nouveau, un jeune, fonce tête baissée pour se faire un nom. S’il est intelligent, il peut être d’un grand apport pour ses lecteurs. Mais une fois devenu « vedette », les concessions, les compromis, les compromissions même, s’installent de peur de déplaire, compromissions au profit des Pouvoirs ou du lectorat à caresser dans le sens des poils.
Mais nous, consommateurs d’informations, avons actuellement un très grand avantage: Internet. Reporters, analystes, diffuseurs d’opinions sont parmi nous sur le plan planétaire, chacun de nous ayant son contradicteur potentiel parmi nous. Une fois le concept du medium citoyen bien huilé, ignorances, mensonges et manipulations passeront moins, ignorances, mensonges et manipulations dont les grands media traditionnels ont usé et abusé depuis plus d’un siècle, pétrissant « l’Opinion publique » au bénéfice d’intérêts idéologiques, politiques ou économiques occultées. Grâce à Internet, toute information peut être recoupée. Grâce à Internet, quiconque peut rapporter ce dont il a été témoin et ce dans la minute qui suit. Rien ne peut plus être caché dorénavant, nulle part, même dans les coins les plus reculés. Les sociétés médiatiques traditionnelles sont appelées à disparaître. Même un journaliste de profession n’aura plus besoin d’une entreprise médiatique pour publier. Et s’il est bon, s’il a quelque chose de vraiment valable à communiquer, il fera financer son site personnel par la pub.
Ah le fameux Washington Post !
1/ Au départ, on parlerait d’une information marginale et non pertinente, les grands médias essayeraient de la noyer.
2/ Si l’information commence a toucher de trop près le pouvoir et qu’elle est publiée sur des médias extérieurs : presse alternative ou sur des livres publiés à compte d’auteur et que cela devient trop génant pour le pouvoir :
On va assister dans toute la grande presse et dans les grands médias à de nombreux débats contradictoires qui vont nier l’existence ou la valeur de ces informations, les réduisant à des rumeurs mal trouvées ou des mensonges.
Ce sont les deux premières phase de Shopenhauer : L’information contradictoire ou les vérités qui gènent sont d’abord ridiculisées, et ensuite largement combattues.
Dans la troisième phase, ces informations vont alors devenir évidentes pour tout le monde. Le pouvoir va donc faire disparaître toute traces d’elles. Filtrer tout ce qui est publié et diffusé. Interdire qu’un seul média ne parle ou ne diffuse cela. Cela ne passera plus que sous le manteau en risquant une peine de prison pour en avoir parlé.
C’est là que l’esprit de la démocratie s’arrête et que la raison d’état étouffe la vérité pour maintenir les mensonges en place.
C’est ce qu’il pourrait se passer avec une affaire pareille. Rien que la juge Eva Joly a démontré dans ses dossiers que de l’Affaire des frégates de Taiwan qui a incriminé Roland Dumas en 1988, à l’affaire Clearstream qui a incriminé De Villepin contre Sarkozy en 2009, il y a une seule grande affaire de corruption politique internationale à grande échelle. Mais Eva Joly, Van Ryumbeck, tous les juges qui ont eu se dossier en main se sont retrouvé avec une interdiction du parquet et de l’état de diffuser cela. Quand ils le publient dans un livre, les grands médias minimisent l’affaire. Et la télé va détourner l’attention en parlant de beaucoup d’autres affaires qui ne concernent pas la France.
L’affaire Clinton Lewinsky était presque rien. Si on la compare avec les scandales actuels de l’Elysée sur les liaisons, les parties privés des époux Sarkozy. On va finir par découvrir que le président fait venir des call girls à l’Elysée.
En France, le président de la république ne démissionne jamais, non ! En plus sa fonction lui permet de rester inaccusable par un autre tribunal que le tribunal des armées qui juge pour haute trahison. Il y a imprescribilité. Il faudrait une révolution et des comités de salut public, un tribunal éxecutif et rapide pour le juger et le condamner sur l’heure.
Au plus, on en retrouve certains tombés d’un train ! Ou alors mort pendant l’orgasme avec une pute à l’Elysée !
Le mot « impunité » n’est apparu que depuis quelques années dans le dictionnaire…