Sponsored Links
Karl Lagerfeld n’a rien à cacher des ses obsessions premières en dehors de la mode, la photographie et l’architecture. Cette dernière l’ayant permise de photographier la Villa Malaparte, à collaborer avec la maison Steidl pour plusieurs livres sur ce sujet puis à engager un processus au sein même de Chanel dernièrement avec la capsule nomade, le mobile-art créé par l’architecte designer Zaha Hadid. De cette passion pour les formes et les lignes, Karl en a tiré une leçon de construction pour sa collection Haute Couture. Les volumes et surtout les manches sont architecturés autour d’un corps dont la taille est serrée. Les robes -dont les teintes partent sur la variante d’un gris comme l’architecture des premières photographies industrielles du 20ième siècle- sont comme pliées à la volonté de fonder un autre corps. Les robes sont soulignées à la taille de plis à effet smocks, certaines manches ressemblent à des tubes, sorte de gouttières multi-plis cousues. Cette construction délicate se poursuit par des volumes plus tubulaires quelquefois, comme des suspensions et des armatures de broderies, de passementeries formant comme un grillage virtuel autour du corps protégé. La soie s’oppose à des panneaux de mousseline mis à l’arrière de petites robes et certaines emmanchures bouillonnées forment de grandes roses. Karl Lagerfeld recompose, dans ce décorum de tubes comme une architecture virtuelle style Métropolis 2008, l’idée de protection et de confort grand luxe qu’avait élaboré …
